En milieu urbain, la conduite hivernale impose des précautions spécifiques. Bien s'équiper (genouillères, gants,...) et ralentir l'allure constituent un premier pas indispensable, mais il convient de repérer tous les types de pièges. MotoAssurance, votre spécialiste de l'assurance moto, récapitule les embûches à éviter par grand froid.
Une chaussée plus dangereuse
Les conditions d’adhérence sont susceptibles de changer brutalement. En effet, il est fréquent que quelques emplacements restent gelés ou humides plus longtemps que le reste de la voie.
De façon générale, toutes les chaussées suspendues (ponts, certaines bretelles d’entrée et de sortie de voies rapides, rampes d’accès aux parkings) sont concernées.
Un effet d'autant plus dangereux si le support routier est constitué partiellement de parties métalliques, qui agissent alors comme des « ponts thermiques » et font remonter les courants d’air froid dans le bitume. Même en cas de diffusion d'antigel, ces zones restent souvent sous la température limite d’efficacité de ce produit, soit environ -7 °C.
Le vent peut présenter un grand danger en ville car il semble plus rare, et peut donc surprendre. Il convient de rester en alerte sur les parties de chaussée exposées aux courants d’air telles que les grands boulevards ou les vastes carrefours.
Enfin, les villes recèlent de surprises spécifiques ô combien dangereuses. Ainsi, les dispositifs d’arrosage automatique de fleurs qui se mettent en fonction inopinément créent tous les ans d'épaisses couches de glaces aux abords des bosquets. Couches de glaces responsables d'accidents toujours plus nombreux chaque hiver.
Les autres véhicules
Suivre un véhicule par grand froid peut amener à se faire bombarder de glaçons. Régulièrement, une pellicule de givre se forme sur la carrosserie ou sur les bâches des camions et se détache sous l’effet de la vitesse.
Une grande marge de sécurité vis-à-vis des véhicules qui précèdent est recommandée afin d’éviter ce genre de désagrément.
Les zones d’attente (feux tricolores, accès aux ronds points,...) deviennent par ailleurs particulièrement glissantes du fait des résidus de sel chauffés par les roues des véhicules à l’arrêt. Accumulé en couche épaisse, ce sel se transforme en une boue gluante très glissante.
Reste enfin à surveiller et tenter d'anticiper les réactions des conducteurs aveuglés par la buée ou le givre, qu'ils n'ont pas toujours pris la peine d'essuyer ou de gratter.
© MotoAssurance – Julien KONCZATY – novembre 2011