La crise touche tous les secteurs. Chez Peugeot, 6 800 postes devraient être supprimés à travers le monde au cours des prochains mois. L’activité scooter du groupe sera également modifiée. Les explications de MotoAssurance.com.
Un redéploiement de la production mondiale
150 000 scooters, c’est ce que produit Peugeot chaque année. Mais la crise économique mondiale oblige le constructeur à réduire la voilure : il va redimensionner et redéployer sa production mondiale.
C’est ce qu’a annoncé la direction générale de PSA aux représentants des salariés, lors du Comité de groupe européen qui s’est tenu fin octobre. Des mesures qui ont été confirmées devant le Comité central d’entreprise il y a quelques jours : « S’agissant de l’activité scooters, une restructuration du dispositif industriel sera mise à l’étude », indique le communiqué publié sur le site Internet de PSA.
PSA Scooters : 2 usines en France, 1 en Chine
L'activité scooters de PSA compte 3 usines dans le monde : 2 en France et 1 en Chine.
En France, l’usine de Mandeure, dans le Doubs, est la principale unité de production de scooters Peugeot. Elle emploie 640 personnes. 60 emplois devraient y être supprimés.
L’usine de Dannemarie, dans le Haut-Rhin, fabrique des moteurs et des pièces mécaniques et compte 150 salariés. Selon les dernières informations, cette usine devrait fermer. Les salariés seraient reclassés à Mandeure et dans les autres sites du groupe. L’usine de Jinan en Chine emploie quant à elle 370 personnes.
6 800 postes pourraient être supprimés
Actuellement, PSA emploie 167 000 salariés en Europe, dont 100 000 en France.
Parmi eux, près de 6 800 postes de salariés et de sous-traitants pourraient être supprimés en 2012 dans les différents sites du groupe.
Selon les syndicats de PSA, 800 postes d'intérimaires disparaîtront déjà en France avant la fin de l’année 2011.
En 2012, 1 000 postes de production doivent être supprimés en Europe, et 2 500 postes de plus dans les autres services : recherche et développement, marketing, informatique…
Reçu en urgence par Nicolas Sarkozy, le patron de PSA, Philippe Varin, a affirmé au chef de l'Etat que son plan ne comporterait « aucune mesure de licenciements, ni mesure d'âge et ne remettra pas en cause l'empreinte industrielle du groupe en France ». Attendons de voir...
© Reed Digital, Laurence de Percin, décembre 2011