Pour faire face à la flambée des prix de l'essence ou bien à la difficulté de se garer ou même de simplement circuler, de plus en plus d'automobilistes choisissent de sauter le pas et de passer au deux-roues.
Mais à l'heure du choix, une question se pose : moto ou scooter ?
MotoAssurance, votre spécialiste de l'assurance deux-roues, vous propose quelques pistes de réflexion.
L'environnement de circulation
Lorsque vous décidez de sauter le pas du deux-roues et que vous vous trouvez face au dilemme moto ou scooter, vous devez faire en sorte d'opter pour le choix le plus adapté à vos habitudes de conduite et à vos besoins.
En agglomération, les deux-roues sont bien évidemment mieux armés pour faire face aux difficultés de stationnement et à l'engorgement du trafic, ce qui séduit un nombre croissant d'actifs soumis à des contraintes de déplacement.
Pour ce type de profil, le scooter 125cm3 semble plus adapté en raison de sa prise en main aisée et de son côté pratique le rendant extrêmement maniable et rapide en ville, notamment pour se déplacer dans les interfiles.
Ne disposant pas de boîte de vitesse, le conducteur est aussi plus à même de se concentrer sur son environnement et sur la circulation, ce qui est un avantage en milieu urbain compte tenu de la densité de circulation.
En outre, la position de conduite demeure souvent bien plus confortable et l'espace de rangement sous le siège est sans commune mesure avec celui d'une moto.
Si les contraintes de circulation sont bien réelles en milieu rural dans le sens où les transports en commun sont souvent bien moins développés qu'en ville, elles n'ont pour autant rien à voir avec celles rencontrées par les citadins.
Ainsi, les bouchons sont rares et les conducteurs de deux-roues sont plus facilement amenés à parcourir de longues distances sur des routes qui sont rarement limitées à 30 ou 50 km/h comme en ville.
Plus puissante et bénéficiant d'une meilleure tenue de route que le scooter, la moto s'affirme alors comme le choix le plus indiqué pour faire face à ces contraintes.
La sécurité
Longtemps victimes d'une image désastreuse en ce qui concerne la sécurité, les scooters sont aujourd'hui bien plus sûrs qu'ils ne l'étaient par le passé.
La qualité des pneus et des systèmes de frein se sont ainsi notablement améliorés et l'ABS est de série sur la plupart des scooters.
Leur motorisation s'est aussi grandement améliorée, les scooters bénéficiant aujourd'hui d'une reprise plus à même de les sortir de situations difficiles.
La moto, quant à elle, conserve une image plus solide en raison de sa carrosserie. La puissance de la moto joue aussi en sa faveur sur les axes à grande vitesse où être trop lent peut s'avérer dangereux. Enfin, la moto freine souvent mieux que le scooter.
La moto renvoie également une image « plus sécurisante » que le scooter car les motards s'équipent en conséquence (blousons renforcés, genouillères, gants) alors que les conducteurs de scooters se contentent la plupart du temps d'un simple casque. La forme de leur deux-roues leur donne, en effet, l'impression d'être suffisamment protégés, surtout au niveau des jambes.
Faire face au climat
Contrairement aux motos, les scooters disposent d'accessoires pour faire face efficacement aux caprices du temps : pare-brise, tablier pour les genoux, etc.
Si ces équipements ne sont pas de série sur les scooters et qu'ils représentent donc un investissement supplémentaire, ils ont malgré tout le mérite d'exister.
Si vous optez pour la moto, il vous faudra vous contenter d’une combinaison de pluie que vous enfilerez par dessus vos vêtements, de gants, de bottes renforcées et d’un casque, voire de manchons pour les mains.
Si le deux-roues est un choix avant-tout pratique, optez plutôt pour un scooter. Plus économique, il représente un investissement moindre qu’une moto dans tous les critères : prix de départ, prix de la formation, carburant, assurance. Et surtout, vous pouvez conduire un scooter jusqu’à 125cm3 avec votre permis auto. En revanche, les motards constituent souvent une grande communauté solidaire, solidarité qui fait défaut aux autres usagers de la route.
© Euro-Assurance – Jonathan RODRIGUEZ – juillet 2011