Les usagers de la route disposent maintenant d’une Union d'associations pour défendre leurs droits. A peine née, elle a déjà fait parler d’elle, en organisant de grandes manifestations un peu partout en France en juin dernier. Votre partenaire assurance moto, MotoAssurance.com, vous explique ses objectifs.
Des citoyens responsables
Qu'on se le dise, l'Union des usagers français de la route n'est pas une association de fous du volant ou du guidon. Ce sont des citoyens responsables. Des professionnels et des particuliers, représentant l'ensemble des catégories de véhicules : automobiles, deux et trois-roues motorisés de toutes cylindrées, loisirs motorisés, transports de marchandises et de personnes.
Parmi les principaux membres fondateurs : la Fédération française des motards en colère (FFMC), l'Association pour la formation des motards (AFDM), la Fédération française de motocyclisme, 40 millions d'automobilistes ou encore le Collectif de défense des loisirs verts (Codever).
Bien sûr, l’Union des usagers de la route accueille aussi toutes les organisations ou les individus qui souhaitent la rejoindre.
Sécurité et liberté !
Certes, pour l'Union des usagers de la route, la sécurité routière est un enjeu public majeur. Pour autant, cela ne justifie pas le harcèlement moral ou financier subi par les conducteurs. Voilà donc le combat principal de cette nouvelle Union : revenir à une approche constructive et intelligente de la réglementation routière.
La mortalité sur les routes de France a beaucoup baissé depuis 30 ans, pour les motards comme pour les autres conducteurs. Il faut poursuivre sur cette voie, mais de manière concertée.
Les propositions de l'Union
La sécurité routière ne peut pas être traitée sous le seul angle répressif. C'est pourquoi toutes les associations et fédérations d'usagers représentatives doivent être consultées. Et non pas seulement les associations de victimes. Les décisions doivent inclure tous les citoyens concernés. Elles doivent aussi correspondre aux réalités de terrain et respecter les libertés fondamentales.
Il faut par exemple reconnaître et encadrer certaines pratiques spécifiques, massivement adoptées pour leur efficacité et leur gain de sécurité. C’est le cas de la circulation raisonnable des motards en interfiles.
Quant à la verbalisation, elle doit être confiée à des êtres humains. Et non à des machines qui ne peuvent pas tenir compte des conditions de circulation.
L'Union des usagers de la route proposera prochainement d’autres actions. L'idée est de faire comprendre au gouvernement que la sécurité routière doit se faire avec les conducteurs, et non contre eux.
© Reed Digital, Laurence de Percin, juillet 2011.