Les motos mises en circulation avant le 1er juillet 2004 vont-elles être bannies des centres-villes ? L'idée est dans l'air depuis une annonce faite en avril par la ministre de l'Ecologie. Chez les motards, la colère gronde. MotoAssurance.com, votre partenaire assurance moto, s'en fait l'écho.
Les villes-tests
Paris, Lyon et Bordeaux sont les 3 grandes villes d’ores et déjà volontaires. Auxquelles s’ajoutent 4 ou 5 communautés urbaines de plus 100 000 habitants : Nice, Grenoble, Saint-Denis, Aix-en-Provence et peut-être Clermont-Ferrand qui réfléchit encore...
L'idée est de définir, au cœur de ces agglomérations-tests, des zones « d’actions prioritaires pour l’air » (Zapa). Concrètement, des zones actuellement asphyxiées par les véhicules et la pollution, où ne pourraient plus circuler que des véhicules dûment estampillés « propres ».
Et en cas d'infraction, le PV encouru serait de 68 euros maximum.
Les étoiles de la moto
Pour faire le tri entre pollueurs et non pollueurs, le ministère a décidé de décerner des étoiles, en fonction des émissions de particules polluantes des véhicules dans l’air.
1 étoile pour les plus pollueurs et jusqu’à 4 étoiles pour les motos les plus propres.
La base choisie est celle de la norme Euro, qui classe les véhicules en fonction de leur date de première mise en circulation. C'est en effet cette date qui atteste que les taux d’émissions des véhicules produits sont de plus en plus réduits, du fait des obligations faites aux constructeurs.
Les normes Euro des motos
Pour les motos, les normes Euro d’émission de particules sont les suivantes :
- avant 2003 : norme Euro 1, soit 1 étoile pour les Zapa ;
- depuis 2003 : Euro 2, donc 2 étoiles ;
- depuis 2006 : Euro 3, donc 3 étoiles ;
- à partir de 2014 : Euro 4, donc 4 étoiles.
Le principe du « bannissement »
La phase de test des Zapa devrait commencer en 2012 et durer 3 ans. Les véhicules ne bénéficiant que d’une ou deux étoiles seraient, a priori, les principaux concernés par le bannissement de ces centres-villes.
Dans cette catégorie, figurent les motos et les scooters dont l’immatriculation et l’assurance moto datent d’avant le 1er juillet 2004. Et avec eux, les voitures et petits utilitaires immatriculés avant juillet 1997, mais aussi les bus, les cars et les poids lourds immatriculés avant 2001.
Environ 1 600 000 deux-roues pourraient donc être concernés. Exit donc les Solex, les motos de collection et autres machines mythiques qui font la fierté de leur propriétaire. Les motards l’accepteront-ils ? Rien n’est moins sûr…
© Reed Digital, Laurence de Percin, mai 2011