Les trajets nocturnes en deux-roues nécessitent un éclairage performant afin de limiter les risques d'accidents. Différentes solutions, aux technologies variées, existent.
Le point par MotoAssurance.fr, votre spécialiste de l'assurance moto.
La technologie Xénon
Rouler en moto de nuit est inévitable, et ce, quelle que soit la saison. L'éclairage forcément limité du phare unique des deux-roues couplé au manque de visibilité la nuit peut parfois s'avérer dangereux. Afin d'améliorer l'éclairage, certains constructeurs proposent un système répandu en automobile, la lampe au Xénon.
Avec une telle ampoule, l’éclairage est blanc, très puissant et le gain de luminosité est évident. Cependant, cette lumière, générée par un arc électrique qui excite les particules de gaz (le xénon), nécessite une forte puissance électrique, et ainsi l’installation d’un ballast permettant ce surcroît d’énergie.
Pour cela, il existe des kits, compris entre 100 et 150 €, qui adaptent cette technologie aux motos. Une ampoule au xénon procure, de l'avis des spécialistes, un grand confort de vision grâce à l'éclairage blanc, très puissant et large. Néanmoins, la profondeur du champ est diminuée et la limite entre la zone éclairée et la zone sombre devient très tranchée. Afin de compenser cette perte, il faudrait relever l’angle d’éclairage, ce qui conduirait à éblouir de façon certaine les conducteurs croisés.
L'ampoule « plus » plus conforme à la loi ?
Une autre solution existe, les ampoules à incandescence, dites « plus ». Par rapport aux ampoules standards, elles apportent une réelle amélioration : 40% de lumière supplémentaire et une projection allongée de 10 à 20m. Elles utilisent la technologie du filament de tungstène porté à incandescence. Ce sont la qualité et la finesse du filament qui influent sur les performances d’éclairage. Leur prix varie de 10 à 40€.
Si vous préférez la simplicité d’une ampoule « plus », notez qu’il existe de vraies disparités d’un modèle à l’autre. Certaines relèvent plus du gadget (le fameux « halo bleu ») que du réel gain d’éclairage.
Par ailleurs, l’homologation des ampoules xénon en auto est toujours assujettie à l’ajout d’un système de correcteur d’assiette et d’un lave-glace dédié, pour éviter l’éblouissement. En moto, il n’existe rien de tel.
L’obligation se limite à la distance d’éclairage (30m minimum) et le fait de ne pas éblouir. Ainsi, les équipementiers qui proposent le xénon jouent sur un flou juridique : l’équipement lui-même est « homologué » mais son usage interdit. Théoriquement !
© Euro-Assurance – Julien KONCZATY – janvier 2012