En attendant l’arrivée progressive des premières motos électriques sur le marché du deux-roues et des assurances deux-roues qui iront avec, Motoassurance.com vous propose de revenir sur les avantages et les inconvénients des motos électriques..
La batterie et le prix comme principaux inconvénients
- Peu de bornes de recharge. A Paris, ville qui devrait être concernée par les véhicules électrique, il y a actuellement 84 bornes de recharge électrique (dont 10 dans des parkings résidentiels) et 24 en proche banlieue. Quand on sait qu’il faut en moyenne deux heures pour recharger la batterie d’une voiture et que l’autonomie est souvent limitée à 90 km maximum, on s’aperçoit rapidement que ce nombre est nettement insuffisant. C’est pourquoi le gouvernement a l’intention d’en faire installer 4,4 millions d’ici 2012. Pour atteindre cet objectif, dès 2012 les constructions d’immeubles (bureaux et habitations) avec parkings devront intégrer obligatoirement des prises de recharge.
Quand il y aura plus de bornes de recharge, nul doute que le marché connaîtra un véritable essor. - L’autonomie et le temps de recharge. Aujourd’hui, il faut compter en moyenne 90 minutes de recharge pour un deux-roues pour une autonomie allant de 30 à 180 minutes. Il va sans dire que l’autonomie baisse selon le poids du conducteur et d’un éventuel passager. C’est ce qui explique que les constructeurs de deux-roues électriques semblent privilégier le marché du scooter, plus propice à une faible autonomie ;
- Le bonus écologique ne s’applique pour l’heure qu’aux « voitures destinées au transport de personnes qui comportent au plus neuf places assises, y compris celle du conducteur et dont le poids total autorisé en charge n’excède pas 3,5 tonnes ». Les deux-roues ne sont pas concernés pour l’instant. Pas de crédit d’impôts pour ceux qui achèteraient une moto électrique donc. Peut être que les assureurs pourront compenser cela en baissant les tarifs d'assurances moto pour les deux-roues électriques ? ;
- Les batteries de véhicules électriques sont trop souvent volumineuses et lourdes ce qui peut être assez gênant pour des véhicules souvent pensés pour la performance. Néanmoins, le progrès technologique aidant, il y a fort à parier que le volume et le poids des batteries diminueront aussi vite que ceux des téléphones portables et autres ordinateurs ;
- Le prix : la plupart des deux roues électriques sont souvent bien plus chers que leurs concurrents à moteur thermique à performance égale. Là encore, les assureurs ont peut-être un rôle à jouer en proposant des assurances moto adaptées aux véhicules électriques ;
- Problèmes de production et stockage de l'électricité ;
- Dépendance à des batteries à autonomie limitée dont le recyclage pose problème.
Economies et pollution, des avantages incontestables
Si la plupart des inconvénients des motos électriques sont imputables à l'état embryonnaire de la technologie, ses avantages sont déjà notables.
- Pas de pollution sonore. Pour les motos-cross, les scooters et autres mobylettes, dont le bruit est parfois si irritant quand on n’est pas dessus, c’est un avantage à ne pas négliger surtout pour les autres.
- Pas d’entretien : pas d'huile ni de courroie pour un cyclomoteur électrique par exemple ;
- Pas de pollution atmosphérique ;
- Très économique. Alors que le prix de l'essence ne cesse d’augmenter à mesure que le pétrole se raréfie, le coup énergétique d’une moto électrique est quasi-inexistant. Selon Zero Motorcycles, le coût énergétique de sa Zero X serait de 4 euros pour 100 kilomètres. Une broutille en comparaison de ce que l'on débourse aujourd’hui ;
- Certaines villes comme Paris, offrent des primes pour l’achat de certains scooters électriques. On peut espérer que la mesure sera incessamment sous peu étendue à tous les deux-roues, de même que le bonus écologique.
Si l’offre est pour l'instant trop confidentielle pour qu'il y ait des assurances deux-roues spécifiques, il sera intéressant de voir comment les assureurs adapteront leurs offres d'assurance moto aux véhicules électriques.
© motoassurance.com - Jonathan RODRIGUEZ – octobre 2009