L'assurance moto au kilomètre ou le « Pay as you drive » (PAYD). Cette formule consiste à calculer le prix de son contrat d'assurance moto en fonction de son kilométrage annuel. Résultat : moins on roule, moins on paie.
Avantages aux motos urbaines
Puisque la formule dépend du nombre de kilomètres parcourus, elle concerne en priorité les motards qui utilisent peu leur engin.
Ainsi, en pratique, les assureurs estiment que la formule au kilomètre est intéressante pour les motards qui parcourent moins de 10 000 kilomètres par an.
Assurance moto au kilomètre : comment ça marche ?
L'assurance au kilomètre nécessite l'installation d'un boîtier électronique sur la moto. Il transmet à votre assureur le nombre de kilomètres réellement parcourus. Le tarif du contrat d'assurance est fixé en tenant compte de ces informations.
Avantages annexes : le GPS permet, en cas de vol, de géolocaliser la moto (on appelle cela le « tracking »). Par ailleurs, en cas de panne, on peut aussi appeler son assureur à l'aide (« e-Call »).
Risques pour le motard
Pour le motard, le risque principal, c'est de laisser n'importe qui le surveiller.
C'est pourquoi les assureurs s'engagent à ne jamais divulguer d'informations confidentielles (où vous vous trouvez et à quelle heure, etc.). Ils jurent aussi ne pas répertorier les écarts de conduite et les excès de vitesse de leurs assurés, et affirment ne pas transmettre ces données à la police.
Mais les assureurs seront-ils les seuls à pouvoir recueillir ces informations ? A partir du moment où le GPS envoie des données, n'y-a-il pas un risque qu'un hacker les intercepte ? Et la police ? Ne pourrait-elle pas elle aussi y avoir recours ?
Avertissement de la CNIL
En 2010, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a rendu une délibération à ce sujet. Son souci principal est la protection de la vie privée des citoyens, et notamment de leur liberté d'aller et venir sans surveillance.
La CNIL a donc rappelé que la loi n'autorise pas n'importe qui à constater les infractions au Code de la route. Les compagnies d'assurance, entre autres, n'ont pas ce droit. Elle recommande donc que seule la vitesse moyenne soit comptabilisée et non les pointes de vitesse éventuelles.
Concernant les autres données collectées, la CNIL recommande de ne pas les multiplier et de s'en tenir à des dispositifs simples. Il faut éviter, par exemple, de surveiller la façon de conduire des assurés.
De même, la durée de conservation des données doit correspondre au but poursuivi : ajuster le montant de la prime d'assurance moto. Après quoi, elles doivent être détruites.
Quoi qu'il en soit, si ce type de contrat vous intéresse, MotoAssurance.com peut vous renseigner très précisément sur ses avantages et ses inconvénients. N'hésitez pas à en parler à un de nos conseillers.
© Reed Digital, Laurence de Percin, janvier 2011.